Porte Sarasine

  Les Remparts Hammadites

porte

Bab El Bahr :

Construite sous le règne Hammadite par le Sultan En-Nacer, vers 1070 appelée porte Sarrasine par les Français qui donnaient aux habitants de Bougie le nom de Sarrasins qui veut dire Arabes.

En Septembre 1833, elle connut le débarquement des troupes Françaises commandées par le général M. Trézel.

Classée patrimoine National le 17 Novembre 1903 reconduit dans le journal officiel N° 07 du 23 Novembre 1968.

 

 

 

 

Les Remparts Hammadites :

Cette enceinte a été construite à l’époque du Sultan En-Nacer entre 1067 et 1071 pour protéger la nouvelle ville d’En-Naceria.

Les Remparts Hammadites dont quelques vestiges de cette muraille sont bien visibles de part et d’autre des flancs de Djebel Gouraya, jusqu’au plateau des ruines. Construite à l’époque Hammadite, cette enceinte qui avait 5 000 mètre de développement formait un vaste triangle dont la base longeait la mer méditerranée.

Classés patrimoine National le 1er Juin 1987 reconduit dans le journal officiel N° 07 du 07 Octobre 1987.

 

 

La porte Fouka :

Bab El-Bounoud ou la porte des étendards communément appelée «  Bab El Fouka », a été construite en l’an 1070 par le Sultan Hammadite au même temps qui contournait la ville. C’est une porte d’accès Hammadite, épargnée quelques peu par les aléas du temps. Aujourd’hui, il ne reste qu’une muraille. Cette dernière est construite en pierres de grandes tailles avec deux (02) portes. Celle de gauche est la plus ancienne quand on vient de l’extérieur de la ville.

Classée patrimoine National le 17 Novembre 1903 reconduit dans le journal officiel N° 07 du 23 Janvier 1968.

 


 
casbah Béjaia
 
 bordj moussa  Fort Gouraya
Casbah de Béjaïa :

La Casbah a été construite par les Almouhades au milieu du XII siècle, vers 1154, dénommé « Madinât Al Ilm » ou « la cité des sciences ».

Elle renferme à l’intérieur plusieurs édifices dont une mosquée ou le gouverneur venait assister à la prière du Vendredi ou dit-on l’illustre Ibn Khaldoun donnait des cours de jurisprudence aux étudiants (tolbas).

En 1510 elle fut occupée par les espagnols en construisant le grand château, chassés par les Turcs, ces derniers occupèrent les lieux en apportant quelques transformations (maison à patio) ou enseignants, théologiens, juristes, philosophes et savants parmi les plus réputés du monde musulman fréquentaient ce lieu.

Classée patrimoine National le 17 Novembre 1968 reconduit dans le journal officiel N° 07 du 23 Janvier 1968.

 

 
 Bordj Moussa :

Construit par les Espagnols vers la moitié du XVIème siècle entre (1510-1555) date de l’occupation Espagnole à Béjaïa, à cette époque il prit le nom de fort impérial. Par la suite, il fut occupé par les Turcs qui chassèrent les Espagnols à partir de 1555 avec l’aide des autochtones, il prit alors le nom de « Ridjal Sebaâ » en hommage au sacrifice de sept Marabouts Bougiotes tombés sur le champ de Bataille, puis celui de Bordj Moussa (nom du 1er Martyr).

De 1833 à 1962 il fut occupé par les Français qui le transformèrent en caserne militaire puis en lieu de détention. L’armée de libération national (ANP) l’a occupé pendant deux années, il fut complètement abandonné jusqu’à l’année 1987 date à partir de laquelle des travaux d’aménagement et de réhabilitation en musée ont été lancés. Aujourd’hui le site est réhabilité en musée.

Classé patrimoine National le 17 Novembre 1903 reconduit dans le journal officiel N° 07 du 23 Janvier 1968.

 

 

 Fort de Yemma Gouraya :

Bâti sur les bases probablement Hammadites voire antique, lors de l’occupation Espagnole à partir de 1509 il a été transformé en fort, ensuite réaménagé par les Français comme point de surveillance et de guet, ils aménagèrent alors en 1856 le sentier qui y mène.

Le fort a été un carrefour des civilisations qui remontent à l’antiquité jusqu’à l’époque coloniale. Ce fort abrite le symbole de la « Sainte Yamma Gouraya ». Il est considéré comme un haut lieu du tourisme culturel et cultuel. Un lieu de pèlerinage pour les populations avoisinantes et accueille, chaque année, des visiteurs davantage nombreux de l’intérieur du pays comme de l’extérieur.

Le fort est approuvé par la commission nationale des biens culturels, en attendant son apparition dans le journal officiel.

 

 

 

 

 

Abris des Aiguades
 
Fort Sidi Abdelkader
 
Citernes Romaines
Abris des Aiguades (Abris sous roches) :

Fouilles effectuées par A. Debruge en 1903 ont mises au jour un héritage archéologique témoignant de l’existence d’un art important.

Une culture riche et une identité propre des êtres humains de cette époque. Cette fouille a révélé, entre autres, l’existence d’instruments de calcaire de quartzites en abondance ainsi que des ossements humains et un mobilier funéraire aussi Important que varié.

Inscrits comme Site Archéologique recensé.

 

 

 

 

 

 

 Fort Sidi Abdelkader :

Le fort Abdelkader en tant structure portuaire devait exister depuis la période antique, mais ce n’est qu’à la période Hammadite qu’éclot la désignation « Hisn El-Bahr », que les souverains Hammadites ont intégré dans la muraille de la ville. Selon le récit de Ismail El Arabi, les espagnols le reconstruisirent de nouveau jusqu’au soubassement. Ils y affectèrent une cargaison de quarante (40) hommes. En tous les cas, ils laissèrent leurs empreintes sur le fort, puisque sur de nombreuses parties on peut actuellement reconnaitre les indices de leurs techniques de construction. En 1555 Salah Rais, Pacha d’Alger, assiégea la ville, et s’empara avec moult difficultés du Fort de la mer après l’avoir bombardé cinq jours durant.

Inscrit sur l’inventaire de la wilaya, arrêté de Monsieur le Wali N° 478/09 du 25 Avril 2009.

 

 

 

 

 Citernes Romaines :

Réalisations prestigieuses de l’époque romaine. Indispensable pour contenir le grand débit d’eau ramenée de Toudja vers Béjaïa dont une citerne installée au niveau de Sidi Touati, une autre à l’intérieur de l’actuel hôpital Frantz Fanon, de même qu’une autre servant aujourd’hui de bibliothèque communale attenant au siège de l’APC de Béjaïa.

Deux autres découvertes ont été faites à la rue Bousbissi de même que celle opérée au niveau de la demeure de Terki Zina. Sans doute que d’autres réalisations sont ensevelies un peu partout sous la vieille ville de Béjaïa. Pour rappel, l’eau est acheminée de Toudja vers Saldae via l’aqueduc. Les dimensions de 29,60 m × 15 et de 85 × 15,50 m, sont enregistrées ce qui implique une capacité de stockage d’environ 7271,98 m3. Certains historiens estiment sans en donner la preuve formelle qu’elles furent probablement restaurées et réutilisées durant la période Hammadite et même bien après.

Protégées comme monument Historique Aquae Romanae.

 Cippe Romain  Bir Esselam tour Doriac 
 Cippe Romain :

La fontaine a été construite en 1896, les ingénieurs Imbert et Roux utilisèrent la même source et le même itinéraire que celui de l’Aqueduc de Toudja pour pouvoir alimenter la ville de Béjaïa en eau potable. L’inscription latine de l’époque Romaine, quant à elle, a été découverte à Lambèse (Batna) au mois d’Octobre de l’année 1866 et publiée pour la première fois par M Charbonneau.

Les textes de cette inscription relatent les faits qui se sont déroulés lors de la réalisation de ce magnifique ouvrage. Le Cippe a été transféré à Béjaïa pour orner la fontaine symbolisant la grandeur de l’Aqueduc de Toudja.

Etat de conservation : actuellement la fontaine ne fonctionne plus. Le Cippe est en mauvais état de conservation, vu l’absence de moyens de protection.

Classée patrimoine National le 30 Décembre 1991 reconduit dans le journal officiel N° 22 du 22 Mars 1992.

 Bir Esselam :

Situé à l’entrée de la ville de Béjaïa aux abords de la route nationale 26. Le puits est un vestige important, il est à la fois un symbole et une vitrine. Il ouvre la voie sur la cité millénaire qu’est Béjaïa. On raconte que les visiteurs et pèlerins venus des quatre coins du Maghreb y puisaient de l’eau pour étancher leur soif, mais aussi faire leurs ablutions avant de poser le pied dans la cité qu’Ibn Arabi désignait comme « la petite Mecque » tant la ville foisonnait de saints patrons et de soufis.

Inscrit comme bien culturel recensé.

 

 

 

               

 

 

 

 

   Tour Doriac :

La tour Doriac érigée en 1836 en deux blockhaus afin de se protéger d’éventuelles agressions. Elle pouvait contenir huit hommes, construite en première ligne et en poste avancé dans la montagne.

La tour Doriac fut érigée sur un rocher dominant entre les deux bâtisses.

La tour Doriac 8 et le blockhaus Doriac pouvaient en accueillir jusqu’à 18 personnes.

Inscrit comme bien culturel recensé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 fort clausel  fort lemercier Mosaique docéan 
 Fort Clauzel :

Fortification de l’époque coloniale Française pour des raisons de défense, le fort Clauzel a été construit en 1835, à l’emplacement d’un ancien moulin maure nommé « le moulin de Mous ». il est situé près d’une source que l’on appelle « Ain El-Yak’out » (la source du diamant).

Le fort porte le nom du maréchal Clauzel, gouverneur général d’Algérie qui commanda sa construction.

Inscrit comme bien culturel recensé.

 Fort Lemercier :

Construit par l’armée coloniale Française en 1837 qui l’utilisa comme fortin longeant la muraille encerclant la ville. Il leur servit à réduire l’étendue de leur système de défense et d’observation avancé. Le fort Lemercier, se résume en un blockhaus entouré d’un ouvrage bastionné en pierres. La fort Lemercier abritait 24 Hommes, la tour Doriac et le blockhaus Doriac pouvaient en accueillir jusqu’à 18 personne.

Inscrit comme bien culturel recensé.

 

 

 Mosaïque d’Océan :

Découverte au niveau de l’ancien site de l’hôtel français « Frantz Fanon » près du fort Bordj Moussa. Représente la tête de l’océan en civilisation Gréco-latine. Sa sœur jumelle est aujourd’hui au musée des antiquités à Alger.

Inscrite sur inventaire supplémentaire de wilaya par arrêté N° 10/1974 daté du 10 Décembre 2010.

 

 

 

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Pic des Singes (Tumulus):

 

Découvert et fouillé par A. Debruge en 1904, il a livré des matériaux de broyage, de la poterie et des traces de cuivre et de fer.

Recensé comme monument Historique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Théâtre Régional de Béjaïa :

Construit en 1936, le théâtre a été l’œuvre de l’architecte bâtisseur Albert Morin. Il dépendait du temps de la colonisation française de la municipalité de Félix Borg, officier de la légion d’honneur, maire de la ville de Bougie.

Au recouvrement de la souveraineté nationale, le théâtre est placé sous la houlette de la commune de Béjaïa et ce, jusqu’à 1985, puis la commune le cède au ministère de la culture. Il sera alors érigé en Théâtre Régional de Béjaïa. Certains bâtiments de l’édifice ont changé de fonction, l’originalité de cet ouvrage réside dans son emplacement géographique. De style moderne, son architecture est unique. A partir de sa terrasse qui donne sur le centre ville, il offre une vue panoramique d’une rare beauté.

Les spécialistes le considèrent comme un joyau architectural.

Approuvé par la commission de wilaya des biens culturels.